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Les villas (des peintres)

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De nombreux peintres paysagistes ont été touchés au cours du 19ème siècle par le caractère inaltéré de la ville pittoresque de Genk. La grandeur et la solitude de la nature qui y rayonnait étaient une incitation pour les peintres et les écrivains à se déplacer vers ce village de la Campine qui était difficilement accessible à cette époque.

Les différentes villas d'artistes situées dans les environs du Molenvijverpark témoignent encore de ce passé particulier.

Le peintre Armand Maclot a fait construire sa villa 'La maison blanche' en 1910 à l'adresse Molenstraat 80. Voici son récit à propos de son arrivée à Genk : "Au mois de mars 1899, je suis arrivé en train de Hasselt. En sortant de la gare, j'ai vu le 'Molenweier', très dégagée, avec ses roseaux dans les dunes de sable et la bruyère. Et cela m'a toujours lié à Genk. Je devais et j'allais peindre cette mare".

Outre l'ancienne villa de Maclot, l'artiste-peintre Ernest Deprez construisit sa villa 'Villa Les sapins' (Molenstraat 82), comme résidence de vacances.

Le premier artiste-peintre à s'installer définitivement à Genk était toutefois Emile Van Doren. Outre la force d'attraction artistique de Genk, il y eut également un appel amoureux en ce qui le concerne, car Van Doren tomba amoureux de la gérante d'une auberge. Quelques années plus tard, ils se marièrent et transformèrent l'auberge pour en faire l' Hôtel des Artistes: un luxueux hôtel qui satisfaisait aux exigences de la bourgeoisie française.

La villa de Van Doren 'Le coin Perdu' (1913), Henri Decleenestraat 21, fut offerte en 1955 à la commune de Genk par la fille du peintre. Le 22 septembre 1976, la villa fut inaugurée comme musée, où on retrouve l'histoire d'Emile Van Doren et des différentes générations de peintres paysagistes qui s'étaient établis à Genk.

Outre les différents artistes, différentes villas furent également construites par la riche bourgeoisie (bien souvent francophone) d'Anvers, de Bruxelles et de Liège. L'exemple le plus célèbre est peut-être la villa, qui a entre-temps été démolie, de l'auteure Neel Doff, mieux connue à Genk sous le nom de 'villa Keetje Tippel'. Les villas étaient aussi toujours dénommées par un nom français, telles que Les Roseaux et Les Houx.

Une promenade le long de ces villas vous ramène à l'époque où Genk était un village aux alentours de 1900, où les artistes enjôlaient la bruyère pendant les mois d'été et où les riches touristes recherchaient le calme dans leur sillage et venaient se « déstresser ».

Une brochure avec un itinéraire de promenade le long des bâtiments qui témoignent du passé de Genk peut être commandée auprès du service de la culture. Cette promenade est également reprise dans la publication 'Steengoed. Veertig verrassende erfgoedwandelingen in Vlaanderen' (Kris Naudts - 2008) éditée par le Davidsfonds.